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Ils déployaient à 3h du matin. Plus maintenant.

Ils déployaient à 3h du matin. Plus maintenant.

Publié hier

L’an dernier, l’équipe Dev ENIFT commençait parfois à déployer dès deux ou trois heures du matin, pour garder le temps de régler les problèmes et stabiliser le projet avant la fin du concours.

 

Cette année, au 24H by WebCup, elle a mis son application en ligne en quelques minutes, à chaque nouvelle version. Comme elle, Pixel Penguin, 3ᵉ à Madagascar, a utilisé Hodifly, la solution de déploiement de Hodi. Les deux équipes racontent ce qui a changé.

24 heures pour bâtir une ville

Créé en 2011 par l’Association Webcup à La Réunion, le 24H by WebCup réunit chaque année les développeurs de l’océan Indien : Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte et Rodrigues. Tous concourent en même temps, sur le même sujet. Chaque territoire sélectionne l’équipe qui le représentera à la finale internationale de fin d’année.

Les 3 et 4 octobre 2026, le sujet s’appelait TERRA NOVA, la première ville d’un nouveau monde. Les équipes devaient créer la plateforme numérique centrale de la ville, à partir d’une API commune. Les demandes arrivaient par vagues de tickets au fil des 24 heures. Chaque nouvelle vague obligeait les équipes à comprendre vite, à se répartir le travail et à remettre en ligne une version à jour.

Dans ce format, le déploiement n’est pas un détail : l’application doit être accessible au jury, et elle doit évoluer en continu.

Deux équipes, deux projets

Pixel Penguin réunit deux développeuses et deux développeurs, avec des profils complémentaires en backend, UI/UX et DevOps : Antsa Razafindratovonirina, Mihajatiana Andriakotonerason, Idealy Mamin’ny Aina Razafindratovonirina et Randie Ranaivoson. Certains étaient collègues, d’autres se connaissaient depuis l’université, mais c’était la première fois qu’ils travaillaient tous les quatre ensemble. Le nom de l’équipe est un clin d’œil à Linux et à son célèbre pingouin.

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Ils ont construit SuperNova, un portail qui regroupe les services de la ville autour de trois espaces : citoyen, agent et Haut Conseil. On peut y signaler un problème ou prendre rendez-vous via une carte interactive, recevoir des alertes en temps réel et participer à des consultations citoyennes. Le multilingue et l’accessibilité sont intégrés dès le départ. L’équipe a terminé 3ᵉ à Madagascar.

Dev ENIFT est une équipe de trois : Steph Gosinary, développeur frontend et designer UI/UX, Daoud Djaffar, développeur full stack, et Faliarison Raphaël Randriantsoa, développeur backend spécialisé en sécurité.

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En plus de leur plateforme pour Terra Nova, ils ont créé Terra Task, un mini-outil de gestion inspiré de Jira, pour visualiser les tickets, les attribuer et suivre leur avancement. Ils l’ont lui aussi déployé, pour que chacun puisse consulter les mises à jour.

Avant : déployer tard, et croiser les doigts

Les deux équipes avaient déjà participé à la WebCup. Et toutes deux gardent le même souvenir du déploiement : une étape manuelle, longue et risquée.

Chez Pixel Penguin, tout se faisait à la main via cPanel : récupérer le code, supprimer l’ancienne version, envoyer un ZIP, le décompresser, refaire la configuration, puis parfois mettre à jour la base avec phpMyAdmin. « Un déploiement prenait environ 10 à 15 minutes, et une erreur pouvait nous faire perdre encore 10 à 30 minutes. Du coup, on avait tendance à déployer tard, ce qui était risqué pendant un concours de 24 h. »

Chez Dev ENIFT, même appréhension : « Le déploiement nous inquiétait : nous commencions parfois dès deux ou trois heures du matin pour avoir le temps de régler les problèmes éventuels et de stabiliser le projet. »

Cette année : un push, quelques minutes, et c’est en ligne

Cette année, Hodi a mis Hodifly à disposition des équipes. Le principe : on rattache son dépôt Git, on pousse son code, et l’application est déployée. Plus de fichiers à envoyer ni de configuration à refaire à chaque version.

Dev ENIFT pensait que le déploiement demanderait beaucoup de configuration et de manipulations : « Nous avons décidé de tester l’outil et, en une dizaine de minutes, nous avions compris comment l’utiliser et déployé notre premier projet. Nous avons été agréablement surpris par sa simplicité. » Pendant la compétition : « Une fois le code envoyé sur notre dépôt Git, nous attendions quelques minutes et les changements étaient disponibles sur le serveur. C’était vraiment rassurant et nous a permis de nous concentrer davantage sur le challenge. »

Pour Pixel Penguin, il suffisait de pousser le code sur la branche main pour déployer. L’équipe pouvait donc mettre en ligne beaucoup plus tôt et régulièrement, sans gérer les fichiers ou la configuration manuellement. Les notifications sur l’état du déploiement lui permettaient aussi de repérer rapidement les problèmes.

L’équipe résume la différence en une phrase :

« On a gagné du temps, mais surtout de la sérénité : on poussait, on vérifiait, et on continuait à développer. »

En chiffres

  Avant (déploiement manuel) Avec Hodifly
Durée d’un déploiement 10 à 15 minutes Quelques minutes après un push
En cas d’erreur 10 à 30 minutes perdues Problèmes repérés rapidement grâce aux notifications
Moment du déploiement Tard, parfois dès 2-3 h du matin Tôt et régulièrement

Le dernier sprint

Les trois dernières heures ont été les plus intenses pour Pixel Penguin. Deux demandes d’alerte urgente sont tombées coup sur coup : une panne électrique, puis une tempête solaire. En environ 1 h 15, l’équipe a implémenté les alertes en temps réel, avec des consignes imprimables.

« C’était intense, mais c’est aussi le moment où nous avons senti que nous pouvions terminer le projet comme nous le voulions. »

Pour Dev ENIFT, le moment marquant était plus discret : l’attente entre deux vagues de tickets. Il fallait faire preuve de patience, rester concentré sur le travail déjà réalisé et le vérifier avant d’attaquer les nouvelles demandes.

Quand la mise en ligne n’est plus une source d’inquiétude, les équipes peuvent se concentrer davantage sur ce qui compte : construire.

Bravo à Pixel Penguin, à Dev ENIFT et à toutes les équipes de cette édition, et merci à l’Association Webcup et à Avana Hub pour l’organisation à Madagascar.

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